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L'emploi des jeunes est une stratégie économique : Pourquoi une transition plus forte entre l'éducation et le travail est importante

Auteurs : Matt McKean et Val Walker

Publié à l'origine dans TheFutureEconomy.ca dans le cadre de leur série Future in Focus : International Youth Day

Chaque année, des centaines de milliers de jeunes Canadiens quittent les collèges, les écoles polytechniques et les universités pour commencer leur carrière. Trop de gens découvrent qu'il est plus facile d'obtenir un grade ou un diplôme que de faire la transition vers un travail valorisant.

Nous avons tendance à considérer cela uniquement comme un défi lié à l'emploi des jeunes. C'est en fait un exemple d'un problème beaucoup plus vaste : le Canada n'est pas assez bon pour aider les gens à faire la transition vers le marché du travail et le traverser. 

L'emploi des jeunes reflète un défi plus important sur le marché du travail

Plus vous recherchez les défis liés à la transition, plus vous les voyez. Nous luttons pour aider les diplômés à passer de l'éducation au travail, les nouveaux arrivants à faire carrière au Canada, les anciens combattants à occuper un emploi civil, les Autochtones à bâtir une carrière dans leur communauté et au-delà, les personnes handicapées à accéder à un emploi inclusif et les travailleurs déplacés à trouver de nouvelles possibilités.

Les défis semblent différents, mais ils ont quelque chose d'important en commun : ils dépendent tous d'aider les gens à passer d'une phase de la vie active à l'autre avec succès. À l'heure actuelle, les conséquences sont plus visibles chez les jeunes qui tentent d'entrer sur le marché du travail.

Les pénuries de main-d'œuvre au Canada et le paradoxe de l'emploi chez les jeunes

En septembre 2025, le taux de chômage chez les jeunes non étudiants de 20 à 29 ans titulaires d'un baccalauréat ou plus a atteint 8,1 %, en hausse par rapport à 5,9 % avant la pandémie. Pourtant, au cours de la prochaine décennie, Emploi et Développement social Canada prévoit que plus de 100 professions seront confrontées à des pénuries de main-d'œuvre modérées à fortes.

La même tendance touche les jeunes handicapés. Malgré l'amélioration des résultats postsecondaires, ils continuent de connaître des taux d'emploi nettement inférieurs à ceux de leurs pairs. En 2024, seulement 45 % des jeunes handicapés âgés de 15 à 24 ans avaient un emploi, comparativement à près de 56 % sans incapacité.

Le défi n'est pas de former les jeunes. Ce n'est pas nécessairement un manque d'investissement non plus. Le Canada investit des milliards de dollars chaque année dans les programmes d'éducation, de perfectionnement des compétences et de main-d'œuvre. Ce qui manque, c'est le tissu conjonctif qui aide ces investissements à travailler ensemble : des voies plus solides, des partenariats et une meilleure coordination.

C'est important non seulement pour les jeunes qui commencent une carrière au Canada, mais aussi pour l'avenir du Canada. Le gouvernement du Canada a des objectifs ambitieux, allant de l'intelligence artificielle et de l'énergie propre à la fabrication de pointe, à la santé, à la sécurité nationale et à l'espace. Pour les atteindre, il faudra non seulement former nos jeunes, mais aussi les aider à trouver les emplois, les industries et les régions où ils sont le plus nécessaires.

Établir un lien entre les investissements en éducation et les résultats de carrière

Qui est responsable du renforcement de la transition de l'éducation au travail ?

Les gouvernements construisent les systèmes. Cela signifie faire des transitions réussies, et non simplement de la participation, l'objectif de l'investissement public. La réussite ne devrait pas être jugée uniquement en fonction du nombre de jeunes diplômés, terminant une formation ou recevant du soutien. Elle devrait également être mesurée en fonction de l'efficacité avec laquelle ces investissements les aident à lancer une carrière et à bâtir les pipelines de talents dont les secteurs prioritaires du Canada ont besoin.

Les employeurs créent des occasions. Cela signifie reconnaître qu'aider les jeunes à acquérir de l'expérience n'est pas simplement un acte de citoyenneté d'entreprise : c'est une stratégie intelligente en matière de talents. L'apprentissage intégré au travail, les stages, les apprentissages, le mentorat et le perfectionnement en début de carrière sont des investissements dans les futurs pipelines de talents. Dans une économie où les talents expérimentés se font de plus en plus rares, les organisations qui contribuent au perfectionnement des talents seront mieux positionnées que celles qui ne font que se disputer les talents.

Les établissements postsecondaires préparent et mettent en contact les apprenants. Cela signifie reconnaître qu'aider les élèves à réussir leur transition vers le travail n'est pas distinct de la mission éducative. Cela fait partie de son accomplissement. Les connaissances techniques et les compétences humaines demeurent essentielles. De plus en plus, les expériences de travail, les réseaux professionnels et les mesures de soutien à la carrière qui aident les diplômés à prendre un bon départ sont de plus en plus nombreux.

La collaboration est la clé de l'emploi des jeunes

Aucune de ces responsabilités n'appartient à un seul secteur. Pour bâtir des voies plus solides vers des carrières significatives, il faut que les gouvernements, les employeurs, les établissements postsecondaires et les partenaires communautaires travaillent ensemble plutôt qu'en parallèle.

Nous nous demandons souvent si le Canada a suffisamment de talents pour être compétitif. C'est une question importante. Mais ce n'est pas le seul. Nous devrions également nous demander si nous avons bâti un pays qui est doué pour aider les jeunes talentueux à démarrer.

À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, l'autonomisation de la prochaine génération ne consiste pas seulement à préparer les jeunes à l'avenir. Il s'agit de s'assurer qu'ils ont une réelle occasion de le façonner. Donner aux jeunes talentueux un bon départ n'est pas simplement un investissement dans la prochaine génération. C'est une stratégie économique pour celle que nous essayons de mettre en place.

 

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